"Elle s'appelait Sarah"...

Publié le par Mimi

"Elle s'appelait Sarah"...

Chers amis lecteurs,

Pour cette première chronique littéraire, j’ai choisi un livre que j’ai lu cet été...ou plutôt devrais-je dire qui m’a bouleversée en ce mois d’août 2014 : « Elle s’appelait Sarah » de Tatiana de Rosnay (paru en mars 2007).

Pour tout vous dire, j’ai déjà lu tous les livres de cette auteur (que j’ai eu la chance de voir dans mon magasin Cultura). Ne me restait plus que celui-ci qui était confortablement installé sur ma table de nuit depuis plusieurs années. Je savais que le thème de ce livre était grave, profond...je devais attendre le bon moment.

Tout d’abord un rapide résumé...

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l'abri dans un placard en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vel d"Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.
ELLE S'APPELAIT SARAH, c'est l'histoire de deux familles que lie un terrible secret, c'est aussi l'évocation d'une des pages les plus sombres de l'Occupation.
Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans vingt pays.

Mon point de vue (qui n’engage que moi...ce qui est déjà pas mal !)

Je me suis laissée totalement, embarquer par cette histoire, ce double système de narration, ce parallèle entre deux mondes, des évènements anciens et contemporains, deux vies, deux époques, deux familles...au fur et à mesure de l’avancée du roman, des liens se tissent ; on commence par sentir et pressentir plus que savoir et comprendre là où Tatiana de Rosnay veut nous emmener.

A chaque seconde, chaque minute, de ma lecture, je souhaitais aller plus loin, savoir, découvrir. L’émotion monte graduellement en intensité, le suspense est là.

Il y a dans ce roman ce que je recherche dans tout livre : un moment de lecture où je m’enferme dans ma bulle, où le temps n’a plus de prise, semble comme arrêté, embarquée dans un autre monde, une autre vie, un autre contexte, jusqu’à en oublier le moment présent de la vraie vie. J’ai lu ce livre en quelques heures, quasiment d’une traite !

De plus, il ne faut pas oublier le contexte historique...on ne peut rester de marbre sur les événements décrits. Peut-être une autre façon d’apprendre l’histoire et de comprendre le passé ? La trame de fond de ce roman est réellement le devoir de mémoire...Cette petite Sarah est le reflet de tous ces enfants qui ont connu la rafle du Vélodrome d'Hiver. Les descriptions de l’auteur sont poignantes, aussi bien dans les conditions d’enfermement et de traitement que les descriptions des sentiments de cette enfant confrontée malgré elle à des soucis d’adulte. Et quels soucis !

Ce livre est un petit bijou que je vous recommande. Je n’ai pas pu ne pas me passionner pour la lutte de cette enfant pour la vie, pour la mémoire...

« Avec ce livre, Tatiana de Rosnay émeut, enseigne et surtout rend un hommage poignant à ces familles. Un livre à faire lire aux plus jeunes pour qu'ils puissent à leur tour savoir ce qui s'est passé et surtout, ne pas oublier ».

 

 

Publié dans de Rosnay Tatiana, Histoire

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